EIKASIA

EIKASIA | Topologie de la ligne Abaco & Minuit EIKASIA : Platon utilisait ce terme pour désigner l’imagination humaine, laquelle est basée exclusivement sur des apparences temporelles. L’allégorie de la caverne et le chemin vers la vérité devient réelle, Eikasia…

EIKASIA

Source

0
(0)

EIKASIA | Topologie de la ligne

Abaco & Minuit

EIKASIA : Platon utilisait ce terme pour désigner l’imagination humaine, laquelle est basée exclusivement sur des apparences temporelles.

L’allégorie de la caverne et le chemin vers la vérité devient réelle, Eikasia est une installation lumière qui veut explorer une dimension cognitive tout en créant un paysage issu de lignes imaginaires et strates de lumière.
Le vide devient l’espace à habiter avec ce nouveau paysage: une création sensible capable de révéler le sens, le foyer de l’intime. Un relief nous amène à prendre conscience de la véritable présence sensitive de l’objet architectural.
L’idée est alors – comme un scanner – de venir révéler une forme cachée, d’en extraire une section, de l’observer à travers la matière. Pour ce faire nous créons une sculpture aérienne qui laisse passer le regard. Elle capture une ligne de lumière errante révélant la complexité de la forme tout en troublant la perception de ses limites. De nuit la forme n’est visible qu’avec cette ligne qui la parcourt. A chaque instant surgit une topologie différente qui efface la précédente à peine dévoilée.
La topologie change, chaque spectateur a sa propre vision. Le fil conducteur est la poésie et l’émerveillement suscités par la lumière à chaque instant.
EIKASIA propose d’explorer son propre rapport au volume en prenant place dans l’espace de deux manières.
Le jour. La lumière solaire révèle de grands voiles d’une résille presque opalescente qui, par instant, laisse passer la vue et la contient en fonction de la position du spectateur.
Ces tissus suspendus au dessus des passants s’agitent et remuent. La toile capture et filtre les rayons du soleil venus du ciel pour se révéler et exhiber ces ondes à l’oeil du promeneur.
La nuit. Une toute autre problématique fait son entrée en scène. La lumière n’existe plus, seul l’homme peut apporter un éclairage et offrir à l’oeil une vision intelligible. Dans l’obscurité nocturne souvent l’ombre prend le pas sur l’objet réel. Le cerveau interprète l’événement qui vient de se produire sous nos yeux avec plus ou moins de discernement, il est ainsi forcé de faire appel à l’imagination, la capacité créatrice de rendre cohérente notre perception.
Le projet veut jouer avec cette faculté d’auto-projection, de création propre à chacun. En utilisant un faisceau lumineux, en projetant une simple ligne se révèle alors une multitude de formes à chaque instant différente. La ligne projetée sur les voiles traverse la matière de la forme et crée un relief que l’oeil peut accrocher. Se dessine alors la synthèse d’un volume imaginaire, le chemin d’une topologie mouvante.
Seul un contour trace l’esquisse de la matière, en scannant le voile de haut en bas. Cette ligne qui fût droite est maintenant absorbé par le voile et déformé afin d’extraire le profil du relief, le contour de la forme.
Le voile permet de créer un projet éphémère qui a la capacité d’offrir une multitude de forme, une infinité de relief. Les différentes topologies sont ici des mots qui créent un langage vivant, un dialogue mystérieux entre deux cours, deux façades, deux architectures.
La ligne propose une jonction entre ces volumes et leur propre histoire, la réunion de la matière perceptible et imperceptible.

0 / 5. 0

Leave a Reply